Bollinger R.D. 1996 Magnum — Champagne
€800.00
Bollinger R.D. 1996 en magnum : la cuvée que Madame Bollinger a inventée en 1963 pour offrir un champagne mûri en cave puis dégorgé au dernier moment. Ce magnum porte sur sa contre-étiquette la date de son propre dégorgement, octobre 2011, après quatorze ans sur lies — sur l'un des millésimes les plus réputés de la Champagne pour son acidité. Noté 96/100 par le Wine Advocate.
- Appellation : Champagne
- Cépages : Pinot Noir 70 %, Chardonnay 30 %, Grands Crus 75 % / Premiers Crus 25 %
- Dégorgement : à la main, octobre 2011 (mention sur la contre-étiquette)
- Dosage : Extra Brut, très faible
- Format : magnum 150 cl, 12 % vol.
- Service : 10-12 °C, verre à vin blanc
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Notes de Dégustation
Le profil du dégorgement tardif. Sur les différents lots de ce même 1996 dégorgés au fil des ans, les critiques décrivent une robe or clair et un nez marqué par la maturité : praline et fruits secs pour le Guide Hachette, pêche mûre, mangue, prune jaune musquée, figue, brioche beurrée et épices de pâtisserie pour Stephen Tanzer, citron et pamplemousse confits, fruits confits, noix grillées et café pour Bruce Sanderson. Les lots dégorgés le plus tard, plus proches de celui de ce magnum, virent vers la crème brûlée, l'expresso torréfié, le pain chaud, le miel et la marmelade, avec en fond des fleurs d'acacia. La bouche reste vive : Decanter souligne que le Pinot Noir majoritaire (70 %) évolue très lentement dans ce format tardif, porté par l'acidité hors norme du millésime 1996. Ce magnum, dégorgé en octobre 2011, se situe dans cette fenêtre de maturité avancée : un champagne ample et toasté, mais qui garde, grâce à sa contenance et à son dégorgement récent au regard de son âge, une fraîcheur et une longueur en finale que peu de 1996 conservent encore.
Accords Mets & Vins
- Volaille de Bresse truffée — la truffe et la texture beurrée répondent aux notes de brioche et de fruits secs relevées par les critiques
- Langouste rôtie au beurre demi-sel — la richesse du crustacé tient tête à un champagne ample sans jamais l'écraser
- Comté 24 mois — les arômes de noisette grillée du fromage prolongent le côté « noix grillées, café » noté par Wine Spectator
- Ris de veau aux morilles — un plat de caractère, à la hauteur d'un vin vieilli quatorze ans sur lies
- Tarte fine aux abricots secs — en écho direct aux notes d'abricot confit et de fruits secs du Guide Hachette
Conservation & Service
Conservation : couché, à 10-12 °C, à l'abri de la lumière. Le dégorgement d'octobre 2011 a scellé le vin dans l'état où il se trouve aujourd'hui ; le magnum, où le vin évolue plus lentement qu'en bouteille grâce à un rapport volume/surface de bouchon plus favorable, lui permet d'attendre encore sans urgence de le boire tout de suite.
Service : sortir la bouteille du frais une trentaine de minutes avant le repas plutôt que de la servir glacée, pour laisser s'exprimer les arômes tertiaires. Verser à 10-12 °C dans un verre à vin blanc de type tulipe, qui concentre mieux le nez qu'une flûte étroite. Un magnum permet de servir une douzaine de convives sans rouvrir une seconde bouteille.
Terroir & Domaine
Une maison familiale née à Aÿ. La société Renaudin-Bollinger & Cie est fondée le 6 février 1829 par Paul Renaudin, Jacques Bollinger et Athanase de Villermont, sur les terres que ce dernier tient de sa famille autour d'Aÿ. En 1941, à la mort de son mari Jacques Bollinger, Elisabeth « Lily » Law de Lauriston-Boubers — « Madame Jacques » pour les gens d'Aÿ, « Tante Lily » pour les siens — prend seule la tête de la maison, qui reste aujourd'hui l'une des dernières grandes maisons familiales de Champagne.
Une idée signée Madame Bollinger. En 1963, plutôt que de lancer une cuvée de prestige de plus, elle choisit de commercialiser d'anciens millésimes récemment dégorgés et très peu dosés : le R.D. (Récemment Dégorgé) naît, et devient en 1967, avec le lancement simultané des 1952, 1953 et 1955 sur différents marchés, le premier champagne à porter sa date de dégorgement sur l'étiquette. Le principe n'a pas changé : le même vin que la Grande Année, laissé huit à vingt-cinq ans en cave avant un dégorgement tardif qui préserve sa fraîcheur tout en lui laissant le temps de développer des arômes de maturité.
Le millésime 1996. Après un hiver contrasté (redoux puis gel à -20 °C) et un printemps instable entre gelées de mai et chaleurs record d'avril, les vendanges de mi-septembre se sont déroulées sous un ciel sec, avec des nuits fraîches qui ont figé une acidité totale de 10,5 g/l pour un degré potentiel de 10,4 % — un couple resté sans équivalent connu depuis 1950, promesse d'une longévité rare pour ce Pinot Noir majoritaire issu à 75 % de Grands Crus.
Comparaisons
- Bollinger La Grande Année 1996 — le même vin de base, mais dégorgé et commercialisé sans ce long séjour supplémentaire en cave : moins tertiaire, plus directement sur le fruit du millésime.
- Bollinger R.D. 2002 ou 2007 — d'autres millésimes de la même cuvée, sur des bases plus jeunes : la comparaison montre ce que quatorze années de lies et un dégorgement d'octobre 2011 apportent en complexité.
- Dom Pérignon P2 1996 — l'autre grande relecture tardive du millésime 1996, avec un style plus tendu et minéral que la rondeur du Pinot Noir bollingérien.
- Krug Collection — une autre démarche de dégorgement tardif chez une maison familiale, avec une signature plus oxydative et épicée que celle de Bollinger.
Questions Fréquentes
Que signifie « R.D. » sur l'étiquette ?
Récemment Dégorgé : une cuvée inventée par Madame Bollinger en 1963, qui reprend le vin de la Grande Année, le laisse vieillir bien au-delà du minimum légal, puis le dégorge tardivement. Le R.D. a été le premier champagne à indiquer sa date de dégorgement sur l'étiquette.
Pourquoi la date d'octobre 2011 est-elle importante ?
Elle marque le moment où ce magnum a cessé de vieillir au contact des lies et a reçu son dosage final. C'est elle, plus que le seul millésime 1996, qui détermine l'état du vin aujourd'hui : quatorze ans sur lies avant une mise en circulation qui préserve sa fraîcheur.
Le magnum vieillit-il différemment de la bouteille ?
Oui : à volume double pour une même surface de bouchon, les échanges avec l'extérieur sont proportionnellement plus lents, ce qui ralentit l'évolution du vin en cave. Pour un R.D. déjà mûri quatorze ans sur lies, cela laisse une marge de garde supplémentaire après l'achat.
Faut-il le servir dans une flûte ?
Non : pour un champagne de cet âge, un verre à vin blanc de type tulipe concentre mieux les arômes tertiaires (brioche, fruits secs, épices) qu'une flûte étroite pensée pour la bulle d'un champagne jeune.
Le millésime 1996 justifie-t-il une garde plus longue ?
Les maisons de Champagne le décrivent comme un couple sucre-acidité sans équivalent depuis 1950. Cette acidité exceptionnelle est la raison pour laquelle un dégorgement aussi tardif qu'octobre 2011 reste équilibré plutôt que fatigué.
Quelle est la différence avec la Grande Année 1996 ?
Les deux partagent le même vin de base et le même encépagement (Pinot Noir 70 %, Chardonnay 30 %, 75 % de Grands Crus). Le R.D. s'en distingue par un séjour prolongé en cave avant un dégorgement tardif, ici en octobre 2011, qui lui donne un profil plus mûr et toasté.









