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Château Beau-Séjour Bécot 1999 Magnum — Saint-Émilion Grand Cru

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Price

€140.00

Château Beau-Séjour Bécot 1999 en magnum : un Premier Grand Cru Classé B tout juste repromu, dans une année où la grêle du 5 septembre a frappé Saint-Émilion. Un vin de fruit rouge et de fraîcheur, aux tanins encore présents, qui a trouvé son équilibre et que le magnum prolonge.

  • Appellation : Saint-Émilion Grand Cru
  • Classement en 1999 : Premier Grand Cru Classé B (1996)
  • Cépages du vignoble : Merlot 70 %, Cabernet Franc 24 %, Cabernet Sauvignon 6 %
  • Format : magnum 150 cl numéroté, 13 % vol.
  • Garde : à boire maintenant — 2032
  • Service : 15-16 °C, carafe 45 minutes à 1 heure

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Notes de Dégustation

1999 donne ici un Saint-Émilion de corps moyen, tourné vers le fruit rouge plutôt que vers la puissance. Jeff Leve (88/100, 2019) trouve le nez plus convaincant que la bouche : terre, réglisse, fumée et kirsch, puis une bouche vive, sur la prune rouge croquante.

Les dégustations récentes publiées sur CellarTracker montrent un vin qui a gagné en profondeur. En 2024, la robe garde un cœur grenat avec un bord tuilé ; le nez mêle fruits secs, notes florales, tabac humide, sous-bois et champignon. D'abord un peu mince en milieu de bouche, le vin prend de l'ampleur après une demi-heure dans le verre et laisse une acidité fraîche et des tanins fins. En novembre 2025, un autre amateur relève le boisé parfumé, la mûre, le clou de girofle et la terre, avec des tanins encore fermes jusqu'en finale.

Où en est-il ? Entré dans sa phase tertiaire, il n'a pas fini de s'assouplir. Il demande de l'air, et le magnum lui laisse plusieurs années de marge.

Accords Mets & Vins

  • Cuisse de lièvre rôtie — un amateur note que le fruit ressort davantage avec ce gibier à poil ; la chair sombre répond à la réglisse et à la terre
  • Côte de veau aux champignons des bois — une viande fine qui laisse parler le fruit rouge, et des champignons qui reprennent le sous-bois du nez
  • Pintade fermière rôtie — une volaille goûteuse, adaptée à un vin de corps moyen aux tanins encore présents
  • Thon rouge snacké, jus corsé — Jeff Leve cite le thon parmi les accords du cru ; la chair ferme supporte la fraîcheur du 1999
  • Ossau-Iraty affiné — une pâte pressée de brebis dont la douceur de noisette arrondit l'acidité du vin

Conservation & Service

Conservation : couché, à 12-14 °C et environ 70 % d'humidité. Le vin peut encore attendre : les amateurs lui donnent cinq à huit ans de plus en 2025, et le magnum va au-delà de la bouteille.

Service : contrairement aux millésimes plus anciens du domaine, ce 1999 profite de l'aération. Redressez le magnum la veille, puis décantez-le 45 minutes à 1 heure avant de servir, à 15-16 °C, dans un grand verre à Bordeaux.

Le format : pour un vin dont les tanins sont encore fermes, le magnum est un avantage. L'oxydation y est plus lente, le fruit mieux préservé. Ses 150 cl servent une douzaine de verres, idéal pour une table de 8 à 10 personnes.

Terroir & Domaine

Beau-Séjour Bécot occupe la partie ouest du plateau calcaire de Saint-Émilion, sur la butte de Saint-Martin de Mazerat, dont les moines de l'église Saint-Martin cultivaient les vignes au Moyen Âge. Les vignes s'enracinent dans l'argile qui recouvre le calcaire à astéries, un sous-sol creusé d'anciennes carrières : Michel Bécot a transformé sept hectares de galeries en cave, qui abrite aujourd'hui plus de cent millésimes.

1999 est l'un des premiers millésimes après la repromotion. En 1996, après dix ans en Grand Cru Classé, le cru retrouve le rang de Premier Grand Cru Classé B, grâce au travail de Gérard et Dominique Bécot : vendanges en vert, cagettes, tables de tri, nouveau chai au milieu des années 1990 et achat en 1995 de La Gomerie, voisine de Trois Moulins.

L'année met ce travail à l'épreuve. Après un été chaud et sec, un violent orage de grêle frappe le 5 septembre, et Saint-Émilion en subit l'essentiel. Beaucoup de domaines vendangent dès le lendemain, sous une pluie qui durera presque tout le mois. Dans ce millésime, seuls le tri et la maîtrise des rendements permettaient de faire bon. Nous n'avons pas trouvé de chiffre publié sur l'impact de la grêle sur ce domaine en particulier.

Comparaisons

  • Beau-Séjour Bécot 1998 — le millésime précédent, noté 98 par Jeff Leve : souple, crémeux, sur la cerise enrobée de chocolat. Le 1999 est plus léger et plus acidulé.
  • Beau-Séjour Bécot 2000 — millésime plus favorable et mieux noté (Jeff Leve 93), pour qui veut comparer deux années voisines aux conditions opposées.
  • Beau-Séjour Bécot 1990 — millésime solaire, élaboré quand le cru était encore Grand Cru Classé (Jeff Leve 92) ; neuf ans de plus en bouteille et un profil plus évolué.
  • Ausone 1999 — le voisin du plateau que Jeff Leve cite parmi les réussites du millésime. Un repère pour mesurer ce que les meilleurs terroirs calcaires ont tiré d'une année difficile.

Questions Fréquentes

La grêle du 5 septembre 1999 a-t-elle touché ce vin ?

Saint-Émilion a subi l'essentiel de cet orage, et beaucoup de domaines ont vendangé dès le lendemain. Nous n'avons trouvé aucune donnée publiée sur les dégâts à Beau-Séjour Bécot ; les notes de dégustation décrivent un vin sain, au fruit rouge net.


Ce 1999 est-il un Premier Grand Cru Classé ?

Oui. Il relève du classement de 1996, qui a rétabli le cru parmi les Premiers Grands Crus Classés B après dix ans en Grand Cru Classé, et son étiquette porte la mention « Premier Grand Cru Classé ».


Faut-il l'ouvrir maintenant ou attendre ?

Il se boit bien dès aujourd'hui avec une heure de carafe. Ses tanins étaient encore fermes fin 2025 et le magnum ralentit l'évolution : vous pouvez aussi l'attendre jusqu'au début des années 2030.


Quel style attendre par rapport aux 1998 et 2000 ?

Un vin de corps moyen, plus frais et plus axé sur le fruit rouge que ces deux millésimes plus concentrés. C'est le Beau-Séjour Bécot à choisir pour un repas plutôt que pour une dégustation de démonstration.


Pourquoi choisir le magnum pour ce millésime ?

Parce que ses tanins sont encore fermes : le grand format ralentit l'oxydation et laisse au vin le temps de s'assouplir sans perdre son fruit. Ce magnum, numéroté (n° 71608) et mis en bouteilles au château, sert une table de 8 à 10 personnes.


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